Le tour de Praz Vechin depuis le col de l'Arpettaz.
Le Praz Véchin (1743 m.) fait face au Mont Charvin. Nous y étions déjà monté à plusieurs reprises en raquettes à neige (à voir ici). Cette fois, en période estivale, nous en ferons le tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. L'initiative de cette randonnée revient à notre camarade Olivier, responsable de la société "mycologie-botanique" albertvilloise. Il s'agissait, en liaison avec l'ONF, de reconnaître le sentier qui rejoint et traverse la réserve biologique des Merdassiers Nant Pareux et par la même occasion de rechercher des champignons pour contribuer à l'inventaire mycologique du secteur.
Depuis Ugine une petite route, étroite et sinueuse, grimpe jusqu'au col de l'Arpettaz (1581 m.) et son parking, juste sous le refuge qui s'élève au pied du Mont Charvin. De là on peut déjà admirer une partie de la chaîne des Aravis, du Charvin à l'Etale en passant par la Mandallaz. On reconnaît aussi le Treu, plus à l'est, et le Praz Véchin à proximité. Vers le sud le paysage est surtout dominé par la Dent de Cons dans le massif des Bauges.
Nous sommes six à prendre le départ le long de la route qui descend vers l'est puis plein sud en amorçant le contournement du Praz Véchin. A 1439 mètres un sentier le poursuit vers le nord et rencontre une piste jusqu'aux ruines invisibles de Bellieuvre (1475 m.) à la croisée du sentier qui grimpe vers le Praz. Déjà se dessinent au loin les contours du massif du Mont Blanc. On abandonne à cet endroit la piste qui dessert la Frachette pour une vague trace, qui devient de plus en plus visible. Elle descend au nord dans la prairie et s'enfonce dans la forêt. D'abord on évolue en suivant à peu près les courbes de niveau. Chemin faisant il faut traverser avec précaution le lit de ruisseaux à sec en cette saison mais dans un environnement quelque peu instable. Finalement le chemin amorce une descente qui nous conduit à la Frachette (1311 m.), un vieux bâtiment délabré dans une petite clairière qui marque l'entrée dans la réserve biologique. Cette dernière est soit intégrale, c'est à dire laissée évoluer librement, soit dirigée, avec d'éventuelles actions qui visent à sa conservation.
Notre périple se poursuit vers le nord-ouest après avoir pris connaissance d'un panneau signalant des passages très aériens potentiellement dangereux mais avec l'assistance de câbles. Il faut aussi traverser des ruisseaux ce qui n'est pas très difficile en ce moment car leur débit est réduit par la sècheresse. Par moments on peut profiter de belles vues sur le massif du Mont Blanc ou encore sur le Treu ou l'Etale. On peut également flâner en observant les fleurs qui bordent le sentier, comme diverses orchidées, des fleurs d'églantiers des Alpes, du muguet ou de l'ail des ours. Les feuilles de ces deux derniers se ressemblent mais les premières sont toxiques. On peut aussi trouver des champignons même si ils sont rares. Ainsi, sur une vieille souche poussent quelques pleurotes. On finit par sortir de la forêt pour grimper en prairie jusqu'au chalet de la Petite Giettaz (1410 m.), un ancien refuge qui était la propriété de la commune et géré par l'association de randonnées Ugine Montagne. C'est là, dans un magnifique décor avec une vue sur le Mont Blanc et le Treu que nous faisons une pause déjeuner.
Une piste nous amène à la ferme des Chappes (1507 m.) et rejoint celle que l'on surnomme la route de la soif. La remontée vers le col de l'Arpettaz en plein soleil est en effet la partie la plus pénible de cette randonnée qui s'achève à l'ombre sur la terrasse du refuge. En tout nous aurons réalisé un parcours varié en montées et descentes d'une dizaine de kilomètres pour un dénivelé positif d'environ 400 mètres. Ces données sont à prendre comme des approximations car les trois applis GPS affichent des résultats différents.
Il faut parfois ouvrir le chemin pour accèder à la Flachère. L'intérier sens dessus dessous de la cabane.
Un panneau qui recommande de la prudence. Le massif du Mont Blanc est bien visible. Encore un passage délicat.
Une fleur d'églantier des Alpes. Face au Mont Blanc les stations du Val d'Arly. Le panneau qui indique la réserve.
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